Terra incognita  ...  hic sunt dracones ! 

       

       "Pardon Monsieur le noble éboueur , est ce que l'eau est potable là à ce robinet public ?   Hey ! je ne sais pas ... de l'eau , il y a vingt ans que j'en ai pas bue ! et je suis toujours là ! "  Huit heures du matin, sur les quais d'Ajaccio, le ton était donné, nous étions dans un autre monde !

       Neuf heures, c'est un CRM motivé qui attaque entre maquis et eucalyptus plus que centenaires la route vers Bonifacio , ça grimpe déjà et on en prend plein la vue ... sol y mar !    Passé Porto-Vecchio, oubliant la plaine côtière vers Bastia , la montagne s'offre à nos roues . La pente est rude, voire abrupte, la route est rugueuse, cabossée, tortueuse . Et en une sorte d'inventaire à la Prévert :  villages silencieux, rochers abrupts, forêts immenses et magnifiques, châtaigneraies abandonnées et toujours, toujours sur les routes, le cochon, les vaches efflanquées, le cochon, encore le cochon !

       Gilbert tombe , il retombe, on perd Gilbert, Max se perd, Louis et Le Patron bombardent à l'avant, Jacques Le Parisien nous vrille la tête avec sa ritournelle " il a le maillot, il a le maillot le maillot jaune " des années  soixante .  Si Danilo en chie, Daniel lui se promène fingers in the nose, Michel cherche après Ginette, Ginette ; Ginette passée à l'électrique . Le GPS à Sergio nous fait quelques frayeurs comme d'hab et Serge le golfeur a la tête dans le bunker ... Tiens ! on a pas vu les filles ! où sont les femmes ... plage, culture et découverte ! beau programme .

        Passé Bastia, le retour vers Ajaccio s'amorce via Ile Rousse et Calvi sur la corniche entre les  rochers et l'eau ... sauvage et magnifique .   Mais les nuages s' accumoncellent sur nos têtes , la météo se dégrade, la tempête est annoncée, le retour précipité, Piana escamoté, le bateau avancé, l'embarquement précipité ... le chemin de croix de quelques uns peut commencer ... mais ceci est une autre histoire ! 

        Un grand merci  à Martine, Serge et au patron qui ont œuvré magnifiquement à la réalisation de ce projet passant allègrement et rapidement de l'organisation de la journée-club à Collonges , fort réussie au demeurant , à la Corse !

        Terre inconnue ... ici sont les dragons !   balivernes !


En route pour Propriano

Barrage de L'Ospédale
Pique-nique improvisé sur la plage

                                                                                                  

Album photos


Journée club à Collonges
                                                                        
                                 
                                                La Poupoularité ... jamais démentie !

        La team CRM se présente en nombre (onze lames affûtées telles des Laguiole ) à cette journée-hommage festive et conviviale dite "sur la route du Tour " organisée par l'association "les amis de Raymond Poulidor " pour célébrer les mémoires de Raymond bien sûr, mais aussi de Jacques Chirac et d'Antoine Blondin le chantre déjanté du tour des années 60 ,tous trois figures marquantes de notre beau Limousin . Route qui emprunte le final de l'étape Chauvigny-Sarran du prochain tour de France !

        Départ donc de St-Léonard pour 110 kilomètres d'un itinéraire tortueux et vallonné à souhait dans la Montagne Limousine . C'est une randonnée , ça restera une randonnée régulée de main de maître par le directeur de course très compétent en la matière JB Chazette !

        Passé le roboratif ravitaillement de Chamberet avalé entre demis pour la poussière et interview pour la postérité , il faut repartir et là la route se cabre ! Le perfide Lestards se profile que le Patron avalera en  deux "coups de cul hier à Pau "  , Denis bien sur chopera ses traditionnelles crampes  et tout le monde tirera la langue ! Chaumeil, petit coup d'accordéon et  ...   Suc au May direct ! Jalabert l'avait reconnu et nous avait foutu la trouille 18 % , voir plus ... foutaise , billevesée , sottise et baliverne ... dur , dur  mais la CRM  passe ou trépasse ... elle passa , seul Danilo le petit coquin biaisa ( c'est un biaiseur né ) escamotant la pente . Rien de déshonorant , il est à court d'entrainement , et la troupe lui pardonna !

       Sarran se profile, les jeunes de la fondation Chirac  accompagnent les cyclos sur quelques kilomètres , geste sympathique et hautement symbolique clôturant cette journée de fraternité et partage . Le soir tombe sans se faire trop de mal , il est grand temps de reprendre des forces , au restaurant du port c'est la prise de tête .. la tête de veau bien sûr ! Et Claude Louis l'ancien CTR , président de l'association organisatrice séduit par la team vient en personne féliciter Malemort pour sa nombreuse et chaleureuse participation prenant rendez-vous pour une prochaine édition .

                                                                     Merde ! déjà minuit ! 
                                                                           Allez au lit




Notre grand sprinteur !!!

























Le patron au suc au May

Ordo  fratorum  praedicatorum  .
Prêcheurs d'amitié .


     En ce temps- là , Sergio le Majeur dit à ses apôtres : je vous montre la voie, le chemin est tracé, près de cent kilomètres vous allez vous cogner, peu après le départ deux groupes formerez, frère Fabrice l'Inusable du premier groupe le train va assurer, essayez de rentrer groupés et en entier ... allez en paix !
     Buvant ces bonnes paroles et emplis d’enthousiasme, ils partirent vingt-cinq et sans aucun renfort (coucou  Corneille ) arrivèrent à vingt-cinq  à bon port  ! salut !

     En ce temps- là , le lendemain,  Don José le Lusitanien qui plus fort que Jésus vole , lui ,sur les cailloux et les pierres des ravines promenait et perdit ses douze fidèles près de l’Hôpital-St-Jean , frère Serge dit Boulanger exhiba Saint GPS , et du coup sortit la troupe du pétrin, normal me direz-vous pour un boulanger . Un vraie bonne pâte ce Boulanger !
     Et miracle sans nom à la station Saint-Jean ( coucou Charles Trénet ) , frère Gaël nouveau converti, frère Gaël dit le Magicien fit jaillir de ses mains la source de Jenlain.

    Ce matin- là Marco le Pérégrin arpentait lui aussi les sentes de l’Hôpital ,  sa troupe était maigre , en quantité s'entend , mais la qualité était là et la motivation énorme ... la dizaine de kilomètres fut vite avalée ...  mais Marco se désespère de prêcher un peu dans le désert et peine à rassembler ses ouailles ! ... prions pour lui !

     Certains restèrent pour le pique-nique , ils partagèrent le pain, ils partagèrent le vin, ils partagèrent l'amitié ... dans l'air lourd du soir, on cru voir voler des colombes !

Un sacré week-end !